Vu de l'extérieur (je ne suis pas encarté), on assiste a une véritable guerre clanique au PS.
Il semblerait que le mot d'ordre soit (une fois de plus) "tout sauf Ségolène", alors même que les militants ont placé sa motion en tête.
Le ralliement de Bertrand Delanoë à Martine Aubry va dans ce sens.
En cristallisant leurs efforts à faire chuter Mme Royal, le PS en oublie sa priorité : proposer une alternative crédible au pouvoir en place et assumer son statut d'opposition.
Alors que l'on devrait assister à un rassemblement derrière une liste de proposition concrètes et réalistes, on observe en réalité la fractionnement du PS en plusieurs unités antagonistes.
Où cela nous mène-t-il ?
A l'heure où l'on doit revoir tout ce qui concerne la finance au niveau mondial, pour résoudre la crise actuelle et tenter, autant que possible, d'éviter que cela ne se reproduise, le PS laisse toute lattitude à la droite pour agir.
Hors, il est de notoriété publique que la Droite et la finance sont des amis de longue date. On appelle même cela le libéralisme. Et c'est ce même libéralisme qui nous a mené au bord du gouffre...
A tout prendre, il semblerait donc que le PS scie lui-même la branche sur laquelle il est assis, en équilibre instable. Sans unité, leur candidat pour 2012 risque bien de n'avoir aucune chance contre le président sortant.
Et pourquoi ?
Parce que, même si certaines réformes sont indigestes, il les fait. Comme il l'avait annoncé.
Il ne tient pas, loin de là, toutes les promesses distribuées au cours de la campagne, mais il agit et au moment du bilan, même si la méthode reste discutable, il pourra arguer qu'il a essayé, mais qu'il n'a pas eu assez de temps...
Sans compter que le gouvernement lance des plans qui dépassent largement l'horizon 2012, et que dans la plupart des cas, le retour en arrière sera impossible. Comment l'opposition, si elle passait, pourrait assumer cela quand, sur certains point, cela est en contradiction totale avec leur ligne de pensée ?
Alors ? Y aurait-il une solution pour sortir le PS de sa crise ? Pour stopper la charge désordonnée des éléphants ?
Peut-être. Et si le vainqueur n'était ni Ségolène Royal, ni Martine Aubry ? Mais le troisième homme, Benoît Hamon, qui prône le rassemblement et l'ouverture du dialogue avec le reste de l'opposition ?
Mais cela, ce serait un vrai pari que les socialistes prendraient sur l'avenir. Et pour l'instant, ils restent ancrés dans le passéisme...
Si le PS ne meurt pas de cette élection interne, il n'en sera pas moins contraint à une convalescence longue et difficile... Et pendant ce temps là, la droite conforte ses positions...
mardi 18 novembre 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire